#Futurapolis : Direct avec Nathalie Kosciusko-Morizet


Interview sur Business Actor

Aujourd’hui, Philippe Jeudy nous fait l’honneur de nous accorder une interview et revient sur son parcours atypique entre France et USA.


Florent Hernandez : Bonjour Philippe, peux-tu commencer par te présenter brièvement pour ceux qui ne te connaissent pas encore ? Ton parcours, ton activité actuelle.

Philippe Jeudy : J’ai 47 ans, je vis à San Francisco depuis 6 ans où j’exerce une activité de lobbyiste au service des startups ou des grandes entreprises françaises qui cherchent des points de connexion ou de développement d’activités auprès de sociétés technologiques essentiellement basées à San Francisco et dans la Silicon Valley.


Florent Hernandez : Tu es un évangéliste digital, entre les US et l’Europe. Quelles différences majeures remarques-tu avec le recul entre nos deux continents d’un point de vue digital ?

Philippe Jeudy : La principale différence est la capacité de financement propre à la Silicon Valley qui attire ici un grand nombre d’entrepreneurs du web et du mobile, qui procure un grand éventail de jeunes entreprises qui essayent toute sorte de modèles en espérant devenir le prochain Facebook. Derrière le prétexte de l’innovation, la réussite financière est le principal critère qui motive ce tissu de jeunes entrepreneurs pour la plupart.


Pour quelles raisons l’Europe est-elle en retard sur le digital par rapport à nos amis outre-atlantique ?

Dans la mesure de sa dimension, l’Europe n’est pas en retard d’un point de vue digital, et elle est sur certains domaines assez avancée et sait apporter des pointes d’innovations là où les principaux acteurs se contentent d’assurer l’essentiel. Critéo est un bel exemple français qui montre que le digital n’est pas en retard en Europe.


Est-ce un problème d’encouragement à l’innovation ? 

Il y a essentiellement un grand écart dans la capacité de financer l’entrepreneuriat, qui bénéficie, pour le moment, d’une source intarissable et unique dans la Silicon Valley.


Est-ce nos comportements ici qui sont différents ? 

Il y a une plus grande agilité dans la Silicon Valley liée à un écosystème qui favorise la réussite entrepreneuriale dans le domaine des nouvelles technologies à un niveau extrême. C’est un laboratoire à ciel ouvert, où se mélangent des talents de toutes les régions du monde.

GEEKTRIP


Florent Hernandez : Tu organises les « GeekTrip », peux tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?

Philippe Jeudy : Le Geektrip est un voyage d’études différenciant dans un marché où l’accompagnement des entités françaises dans la Silicon Valley attire beaucoup de monde : des services gouvernementaux, des filiales médias ou de simples consultants et anciens journalistes ou salariés d’entreprises de la région, pour citer les principaux.


Qu’est-ce que c’est exactement? Qui participe à ces voyages thématiques ?

C’est un concept où la valeur business est prioritaire par rapport à l’argument médiatique des tendances digitales, que ce soit pour des startups voulant s’implanter dans la Silicon Valley ou des grandes entreprises intéressées de rencontrer des partenaires technologiques potentiels, voire stratégiques. L’objectif est d’apporter la même valeur business aux sociétés qui accueillent les entreprises venues de France.


Florent Hernandez : Pour toi, quelles sont les difficultés pour une entreprise française de s’implanter aux états unis ?

Philippe Jeudy : La difficulté principale est d’apprécier la pertinence du « time to market« , ou la validité du produit dans le contexte de son marché. Les Français savent vite s’adapter… pour ceux qui sont vraiment prêts et qui ont les fonds nécessaires à l’investissement.


Quels sont les principaux pièges à éviter ? 

 Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’ils vont trouver la réponse aux problèmes qu’ils rencontrent en France, notamment au niveau des levées de fonds : ce n’est pas vrai en général, et c’est un travail qui demande du temps. D’autres veulent aller trop vite, il faut un certain temps d’adaptation. Donc avoir des fonds. Enfin, on ne vient pas dans la Silicon Valley pour financer son projet, son idée : ça marche dans très peu de cas. On vient ici pour « scaler » un produit qui a déjà fait ses preuves en France ou en Europe.


Florent Hernandez : Si tu devais donner 3 conseils à une start-up française souhaitant s’implanter sur le marché américain quels seraient-ils ? 

Philippe Jeudy :

1. Tâter le terrain pendant 6 mois… intensivement

2. Bien cibler les personnes et entreprises qui vont contribuer au parcours d’apprentissage.

3. Venir ici avec un produit qui a déjà fait ses preuves… ou être très riche, ou chanceux, ce qui est tout à fait possible.


Florent Hernandez
 : Peux-tu nous dire un mot sur le modèle de « pitch » Ignite dont je sais que tu raffoles ? 

Philippe Jeudy : On ne donne jamais assez la parole à des personnes qui ont des choses intéressantes à dire, pas forcément l’habitude de le faire. J’aime bien TED mais je préfère de loin voir pitcher des idées venant d’inconnus que l’on ne soupçonne pas et qui vont se révéler tout autant « inspirational ». Je suis plus un défricheur qu’un flatteur !


Florent Hernandez : Enfin, peux tu donner quelques adresses web sur lesquelles nous pourrions retrouver des info sur toi ou tes activités ? 

Philippe Jeudy : http://geektrip.org/

Le Journal de la Silicon Valley : http://blogs.lexpress.fr/silicon-valley/

Pour me contacter : https://twitter.com/PhilJ


Special LeMobile2013 

http://lemobile.fr/2013/

“On a besoin d’applications adaptées à nos vrais besoins”

Par :  | Durée : 6min 19sec | Chaîne : ITespresso TV

http://fr.itweb.tv/Philippe-JEUDY-On-a-besoin-d-applications-adaptees-a-nos-vrais-besoins_v869.html


A startup has to be disruptive… in many ways. @appsfore is one of them. Enjoy!


Petit souvenir sur une interview… à la sortie d’un marché, ça inspire.


Everyday, a new word used in English with a lot of sense in French, with the generous and unexpected support of Wordnik (which I like a lot…), in order to make everyone feel closer together on both sides of the Ocean…

n. A stroke; a blow.

Facebook and Apple are not going to be able to put a dent in Google’s growth. says Jason Calacanis on his last newsletter…


Etymology: Middle English dent, variant of dintblow, from Old English dynt. French (obviously).

We have many metaphors in French using “dent”, but this one is specifically American.


The Numbers Don’t Lie: 2012 Was Amazing, says Eventbrite

• 36 million tickets sold
• Events held in 179 different countries
• $59 million raised at fundraising events

… and everything you must know about Eventbrite!


Market sizing for the africa startup

Mbwana Allyi is  Founder & Managing Partner at Savannah Fund: developing technology entrepreneurs in Sub-saharan Africa

http://www.savannah.vc/

A quick overview on market sizing tech in Africa. Startups should realize there are many ways to measure market sizes and they should not overly rely on top level macro economic data such as GDP figures and Africa generalizations. They should focus on emerging segments such as the middle class and watch important trends such as connectivity, urbanization and the role of women in tech when looking for opportunities. Go-to-market strategies, segmentation whilst relying on validating demand in the spirit of the lean startup approach are the important in convincing yourself and investors of the potential of the market. Always Be Learning.


I’ve been writing a while ago about Polyvore

Fashion is still a good segment, growing, and Polyvore is recruiting:

ENGINEERING:
Senior Software Engineer, Distribution, Sr. Front End Software Engineer, Sr. iOS Engineer

PRODUCT:
Product Manager - Mobile, Product Manager - Revenue

All in Mountain View, CA, United States

Check out Polyvore website if you’re interested!


Everyday, a new word used in English with a lot of sense in French, with the generous and unexpected support of Wordnik (which I like a lot…), in order to make everyone feel closer together on both sides of the Ocean…


n. Careless handwriting; A crude or illegible scrawl.


Readers with knowledge of French will be at an advantage, since the word appears in that language, as griffonnage, a noun that is formed from the verb griffonner, to scribble or scrawl.

For some reasons, we lost a “n” somewhere in the Ocean. Why not, this is how languages are changing, living their life, you know…

We also use “gribouillage” (from gribouille I presume…), more often when we speak about those delicious paintings our kids can give us sometimes. Go there and make yours now, we’re always a child inside.


Urban Hello First | TechCrunch At CES 2013

When you want to reach media during a very crowded conference, and show your product, just your your product in a disruptive way (like a phone that you transform into a mic), have a large smile and shoot. Good job Hervé from Urban Hello


Silicon Valley 2.0: Lots of Little Bets by @davemcclure

Some answers to lots of questions I get from French startup community